Patrimoine Aquitain de l'Education

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Ecole Normale de filles de Caudéran (Gironde)

  • Date
    1885-1903
  • Type d'archives
    Correspondance
  • Thème
    Vie quotidienne
  • Lieu concerné
    Caudéran (Bordeaux)

Extraits de lettres reçues par la Directrice de l'Ecole Normale d'institutrices de Caudéran.


  • 23 mars 1886    

« Mr le Ministre de l’Instruction Publique a prescrit l’ordonnancement d’une somme de 125 francs destinée à subvenir aux dépenses ordinaires de l’Ecole normale d’institutrice de Bordeaux. »

Signature : Inspecteur d’Académie


 

  • 30 octobre 1885    

« J’ai l’honneur de devoir vous informer que, Monsieur le Recteur vous autorise à prendre vos repas à la table commune de l’établissement. Vous devrez à la Trésorerie générale la somme de 500 francs prévue par l’art 13 de l’Instruction du 23 avril 1883. »
Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 20 juillet 1885    

« Autorisation du Ministre pour les dépenses suivantes : acquisition d’un garde manger 35 francs, acquisition d’une machine à coudre 200 francs, acquisition de livres 200 francs, acquisition de linge et rideaux 394,49 franc s. Somme totale 829,49. »
Signature : Inspecteur d’Académie.


 

  • Lettre du 10 mars 1885   

M le Recteur a transmis à M. le ministre la délibération par laquelle la commission de surveillance de l’EN d’institutrices de Bordeaux demande pour l’exercice 1885 les crédits supplémentaires suivants :
- nourriture 740
- chauffage 500
- Eclairage 370.
- Gages des gens de service 1 370 soit un total de 2 980 f
Le ministre accorde un crédit supplémentaire de  1 290 f réparti de la manière suivante :
-    augmentation des frais de chauffage 500 f
-    augmentation d’éclairage 370 f
-    gages d’une lingère-infirmière 420 f
   
Il rapporte les propos du ministre :
« Vous voudrez bien Madame la Directrice ajoute M. le Ministre, à observer la plus grande économie dans les dépenses et à ne pas dépasser les crédits y affectés. En ce qui concerne l’augmentation de crédit de nourriture applicable spécialement aux maîtresses internes, je ne saurais l’accorder par raison que ces frais à l’entretien ont été portés au budget et calculés pour chacune des maîtresses internes au taux fixé par tête d’élève-maîtresse. Comme vous avez dû le remarquer d’ailleurs, cette façon de procéder a toujours été employée lors du règlement des budgets des écoles normales. »

Signature : Inspecteur d’Académie


  • Lettre du 22 octobre 1885

Un supplément de traitement est accordé à Mme Delfaud maîtresse chargée de la direction de l’école annexe. Propos du Ministre :

« Toutefois ajoute-t-il, Mme Delfaud, qui est mariée occupant à l’école un logement séparé et indépendant du reste des bâtiments, il n’y a pas lieu de lui accorder intégralement la somme de 500 f prévue par l’art 1er du décret du 30 juillet 1881 mais une subvention suffisante pour payer ses frais de nourriture. J’ai fixé le montant de cette allocation à 300 f qui seront imputés sur les excédents de recettes qui auraient pu se produire pour 1885 au budget de l’école et à défaut sur les centimes spéciaux affectés par le département de la Gironde au service de l’instruction primaire. »
Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 30 juin 1885    

Lettre de la Directrice pour embaucher une lingère qu’elle a repéré, en réponse à sa lettre :
« La lingère est ici logée, blanchie, nourrie, chauffée etc. Elle est chargée de donner le linge et de le recevoir. Elle gagne 35 f par mois. L’ouvrage n’est pas pénible (couture et un peu de repassage) et la vie agréable au milieu de toutes nos jeunes filles.
Si vous pouvez venir, arrivez vite, sinon écrivez moi par retour du courrier pour que je ne compte pas sur vous. »
La Directrice
Signature directe sans formule de fin.

  • 16 août 1886    

Lettre qui montre qu’il  y a un déficit de 1 552, 96 f.
Le Préfet de la Gironde est chargé de combler le déficit.    
Signature : Pour l’Inspecteur d’Académie en congé. L’inspecteur primaire délégué


  • 21 juillet 1886    

Crédit supplémentaire du ministre de 428f pour s’acquitter des dépenses suivantes :

Complément des frais de l’Ecole primaire annexe 268 f
Dépenses relatives à l’enseignement 160f
Soit un total de 428f.
L’acquisition de linge étant une des dépenses que la loi du 9 août 1879 met à la charge du département.
Le ministre accorde un crédit extraordinaire de 228 f
Signature : Inspecteur d’Académie


 

  • 30 juin 1885    

Lettre de la Directrice pour embaucher une lingère qu’elle a repéré, en réponse à sa lettre :

« La lingère est ici logée, blanchie, nourrie, chauffée etc. Elle est chargée de donner le linge et de le recevoir. Elle gagne 35 f par mois. L’ouvrage n’est pas pénible (couture et un peu de repassage) et la vie agréable au milieu de toutes nos jeunes filles.
Si vous pouvez venir, arrivez vite, sinon écrivez moi par retour du courrier pour que je ne compte pas sur vous. »
La Directrice
Signature directe sans formule de fin.


 

  • 16 août 1886    

Lettre qui montre qu’il  y a un déficit de 1 552, 96 f.
Le Préfet de la Gironde est chargé de combler le déficit.    
Signature : Pour l’Inspecteur d’Académie en congé. L’inspecteur primaire délégué.


 

  • 21 juillet 1886    

Crédit supplémentaire du ministre de 428f pour s’acquitter des dépenses suivantes :

Complément des frais de l’Ecole primaire annexe 268 f
Dépenses relatives à l’enseignement 160f
Soit un total de 428f.
L’acquisition de linge étant une des dépenses que la loi du 9 août 1879 met à la charge du département.
Le ministre accorde un crédit extraordinaire de 228 f
Signature : Inspecteur d’Académie

 

 

  • 21 mars 1886   

«J’ai l’honneur de vous communiquer la lettre ci-jointe par laquelle Mme Magne, ancienne économe de l’Ecole normale, demande restitution des deux tiers e son cautionnement.
Je vous prie d’examiner cette demande et de faire les propositions que vous jugerez à propos de faire à ce sujet après vous être entendu avec M. Bousquet."
Signature : Inspecteur d’Académie


 

  • 22 décembre 1885  

Crédit supplémentaire de 1 775f accordé par le ministre pour acquitter pendant l’année courante les traitements dus aux professeurs internes et externes de l’établissement.

Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 30 janvier 1886   

Somme de 175 f serait allouée à Melle Bénézet à titre de traitement pour la rétribuer du service qu’elle a fait à l’EN D’inst de BX du 8 juin au 22 juillet 1885. Cette somme sera imputée sur les 432 f, 77 restés disponibles au crédit affecté au traitement de l’Econome.

Signature : Inspecteur d’Académie


 

  • 21 juillet 1891   

Le Ministre fixe à 18 le nombre des nouvelles élèves-maîtresses à admettre à Caudéran à l’ouverture de l’année scolaire 1891-1892.
SIgnature : Inspecteur d’Académie.

 

  • 17 mars 1891   

Le Ministre accorde  une subvention spéciale pour l’acquisition d’un piano et d’ouvrages pour la bibliothèque de l’école.
Les livres sont achetés à la maison Hachette à Paris.
Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 4 février 1892   

On accorde 420 f pour dons de livres aux anciennes élèves maîtresse désignées sur une liste.
Signature : le Recteur.

 

  • 16 novembre 1891   

Le ministre accorde à Melle Babonneix, chargée de l’enseignement du dessin à l’école Normale de Caudéran, l’autorisation de prendre le logement et la nourriture dans l’établissement.
Melle Babonneix devra participer au service de la surveillance intérieure de l’école et faire dans les formes régulières, le versement de 400 f prescrit par l’art. 7 du décret du 29 mars 1890.

Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 19 décembre 1891   

100f au médecin « qui a examiné l’aptitude physique des aspirantes ».
Signature : le Recteur.


 

  • 6 juin 1891   

Le ministre accorde 166f 90 pour couvrir les frais d’acquisition de livres pour la bibliothèque de l’Ecole Normale d’institutrices

Signature : iInspecteur d’Académie

 

  • 13 janvier 1891   

Le Ministre autorise la directrice de l’EN d’échangr un poêle qu’elle a dans son appart contre un poêle en faïence.
Signature : Inspecteur d’Académie.


  • 10 février 1890   

Circulaire du 8 février  n°891 relative à la forme des états de traitement des fonctionnaires de l’enseignement primaire.

Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 3 mars 1890    

Le ministre autorise le prélèvement sur les fonds disponibles de l’Ecole Normale d’institutrices à Bordeaux une somme de 659 F 21 destinée à acquitter les dépenses suivantes : solde en 1889 des frais de nourriture 403f 68, solde en 1889 des frais de bureau 42, 33, achat de livres pour la bibliothèque : 213, 20 (659, 21 en 1890 « je vous recommande de limiter autant que possible les dépenses au montant des crédits ouverts du budget.

Signature : Inspecteur d’Académie

  • 9 juin 1890   

« En prévision de la clôture de l’exercice de 1889 et afin que je puisse opérer en temps utile les rattachements prescrits, je vous prie de vouloir bien inviter les directeurs et directrices des écoles normales primaires à vous adresser jusqu’au 10 juillet, leur compte d’administration de l’exercice écoulé. Ils devront joindre à cet envoi la délibération du conseil d’administration et un état détaillé des dettes et des créances de l’école établi au 30 Juin.
Il importe Monsieur le Recteur de fixer d’une certaine situation financière des écoles normales ; aussi, je vous prie d’appeler l’attention des chefs d’établissement et des Conseils d’administration sur la nécessite de présenter des états de créances et de dettes rigoureusement exacts. Ces états doivent porter exclusivement sur l’exercice 1889 qui doit lui-même comprendre les créances et les lettres des exercices antérieurs.
Il arrive quelquefois, dans certaines écoles, que des créances arriérées sont reportées pendant longtemps d’un exercice à l’autre et finissent par être radiées comme irrécouvrables. Dans le cas où il existerait des créances de ce genre dans quelques écoles de votre ressort, le conseil d’administration aurait à les signaler dans son rapport. Je serais disposé à en opérer la radiation afin de rendre plus nette cette année, la situation de l’école. »

Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 20 janvier 1891   

Mr le Recteur a transmis à M le Ministre copie de la délibération par laquelle le Conseil d’administration de l’Ecole Normale d’institutrices de Bordeaux demande l’autorisation de prélever sur les fonds disponibles de l’établissement une somme de 25 f destinée à l’achat d’édredons pour les chambres des professeurs.
Signature : Inspecteur d’Académie

  • 11 mars 1891   

« Il ne m’est pas possible d’approuver la décision prise par le conseil d’administration, le mode de procédé employé par la Directrice et l’Econome de cette école étant absolument irrégulier et ayant pour résultat de fausser le total des dépenses réellement payées par l’Etat.
En conséquence, j’ai décidé qu’il serait reversé à Madame la Directrice le montant de la somme versée par elle dans la caisse de l’Ecole pour sa consommation de gaz ; cette somme étant due personnellement par la Directrice et non par l’Ecole, l’économe devra faire déduire du mémoire de la compagnie du gaz le montant de la somme due pare la Directrice.
A l’avenir les règlements de la consommation de gaz auront lieu de la façon suivante : l’économe prendre note sur le carnet des prestations en nature du métrage indiqué (au 1er janvier) par le compteur installé dans l’appartement de la Directrice et procédera au même relevé chaque fois que la Cie du gaz fera la vérification de la consommation de l’Ecole, cette constatation devra autant que possible être faite par l’employé de la compagnie, en présence de la directrice et de l’économe.
Tant que la Directrice n’aura pas consommée le nombre de mètres cubes que lui aura alloué le Conseil d’administration, l’économe paiera le mémoire à la compagnie d’après les bases du compteur de l’école, à partir du jour où la directrice aura épuisé le montant de la prestation qui lui est allouée, l’Econome devra faire défalquer de la consommation de l’école la quantité brûlée par la directrice Afin de pouvoir vérifier les deux consommations, l’économe devra exiger que la compagnie du gaz porte sur chacun des deux mémoires (celui pour l’école et celui pour la directrice) les chiffres des deux vérifications extrêmes (la dernière des mémoires précédents et la dernière des mémoires présentés) »

Aucune signature

 

  • 28 février 1889   

Crédit supplémentaire de 200F pour compléter à 800F les horaires accordés à partir de janvier 1889 à Mr le docteur Salles, médecin de l’école.

Signature : Inspecteur d’Académie.

 

  • 17 sept 1888   

« Mr le ministre a décidé le 11 septembre courant que Melle Maison, déléguée dans les fonctions de maîtresse-adjointe à l’école normale du Puy, serait attachée à l’école normale de Bordeaux en qualité de stagiaire à l’économat. Melle Maison recevra dans l’établissement le logement et la nourriture. »
Signature : Inspecteur d'Académie.

 

  • Bordeaux 27 janvier 1903

 

« Dans sa circulaire du 20 octobre, Monsieur le Ministre de l’Instruction Publique recommande comme un des meilleurs moyens d’arrêter ou d’empêcher la Tuberculose chez les enfants l’extrême propreté corporelle et il conseille à cet effet, l’usage des bains-douches.
Grâce à l’œuvre bordelaise des Bains-douches à Bon Marché, qui a été fondée en 1892, les enfants des écoles communales de Bordeaux ont pu prendre déjà depuis dix ans plus de 150 000 bains-douches ; mais tout est à faire à cet égard dans les campagnes où existe en particulier la grosse difficulté de chauffage.
Je me suis permis de penser que ce ne serait pas en vain que je ferais appel à votre concours pour tenter une expérience permettent de résoudre la question.
Voulez-vous me faire l’honneur d’assister à une « leçon de chose » en présence de M. le Préfet, de M. le Recteur et de Messieurs les Inspecteurs Primaires du Département, le jeudi 19 février à 2 heures au premier étage de la maison de la place Richelieu n°2 mise gracieusement à notre disposition par le Comité de Patronage des Ponts à Transbordeurs.
L’œuvre bordelaise des Bains-Douches à Bon Marché fera fonctionner devant nous un petit appareil (au prix de 120frs) qui pourrait être payé par annuités, chauffé à l’alcool déjà expérimenté at qui a donné d’excellents résultats que j’ai contrôlés moi-même.
Avec une dépense annuelle insignifiante sur laquelle les renseignements les plus précis seront fournis devant nous, Melle Lafon a pu donner à l’Ecole Maternelle de Caudéran pendant qu’elle y était directrice plusieurs milliers de bains-douches. Ce sont là des faits qui valent mieux que de longs discours.
Aussi suis-je convaincu qu’il vous sera possible d’accepter mon invitation que je vous fais d’accord … »

Circulaire qui accompagne la lettre
Du 20 oct 1902    « Monsieur le Recteur,
La Commission instituée au Ministère de l’Instruction Publique, en vue d’étudier les mesures à prendre pour éviter la contagion de la tuberculose dans les établissements publics d’enseignement a émis les vœux suivants :
Enfin, j’ai décidé qu’une affiche contenant des prescriptions relatives à l’hygiène individuelle et à la salubrité des locaux scolaires devra être apposée dans les classes, études et leiux de réunion de tous les établissements publics d’enseignement.
Vous trouverez ci-joint un modèle de cette affiche.
HYGIENE INDIVIDUELLE. La propreté personnelle est la première règle de l’hygiène.
La toilette complète du corps doit être faite chaque jour avec le plus grand soin.
Les mains doivent être lavées avant chaque repas.
Il faut au moins aménager le lavabo de telle façon que les élèves puissent s’isoler pour faire leur toilette intime.
On doit rigoureusement exiger des élèves et contrôler l’exécution minutieuse des soins de la toilette, dont l’importance est capitale pour la conservation de la santé. Non seulement on doit veiller avec soin à ce que la figure, les dents, les mains et les pieds soient maintenus en état constant de propreté, mais encore la toilettte intime doit être soigneusement faite chaque jour dans les internats et en particulier dans les internats de jeunes filles.
L’usage fréquent des bains et surtout des bains-douches doit être particulièrement recommandé.
Signé : Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts . J. Chaumié. »

 

  • 13 février 1903    

« Mme Guitraud née Dubos ancienne élève-maîtresse et ancienne institutrice démissionnaire pour raison de santé vient de m’adresser une demande de réintégration dans l’enseignement.
Avnt d’examiner sa demande, je l’invite à se présenter devant le médecin de l’Ecole normale pour subir un examen médical afin de savoir si son état de santé lui permet de se livrer à l’enseignement.
Je crois utile de vous communiquer le certificat ci-joint à M. le Docteur Salles, cette pièce qui devra m’être retournée. »

Signature : Inspecteur d’académie.

 

  • 28 mars 1898    

« M. le Recteur est consulté sur l’opportunité du transfert à Caudéran de l’Ecole normale d’institutrices du lot-et-Garonne.
Le nombre total des élèves- maîtresses actuellement dans cet établissement est de 24.
Je vous prie de me faire connaître dans le plus bref délai possible, les raisons d’ordre pédagogique ou matériel qui à votre avis, seraient de nature à faire accepter ou rejeter la proposition de transfert. »

Signature : Inspecteur d’Académie.

 

  • 8 novembre 1897    

« M. le Ministre m’informe, le 6 novembre courant, qu’il autorise Melle Privat, institutrice adjointe à l’école annexe de l’école Normale de Caudéran, à prendre un repas par jour à la table commune de l’établissement moyennant paiement de la demi-pension. »

Signature : Lettre du Recteur transférée à la Directrice via l’Inspecteur d’Académie.


 

  • 16 septembre 1899    

« M. le Ministre m’informe le 15 courant qu’il autorise Melle Barthes, professeur à l’Ecole Normale de Bordeaux, à prendre ses repas à la table commune de l’établissement.
En exécution de l’article 26 du décret du 29 mars 1890, une somme de 400F par an devra être prélevée sur le traitement de Melle Barthe et versée par douzième dans la caisse de l’école. »    
Signature : Inspecteur d’académie. Lettre du Recteur transférée à la Directrice via l’Inspecteur d’académie.


 

  • 26 juin 1897    

« Madame la Directrice,
J’ai l’honneur de vous faire connaître que les vols nocturnes accomplis dans des conditions à peu près identiques, ont été commis entre le 21 mai et le 17 juin, dans les écoles normales d’instituteurs de Montauban, Cahors, Albi, Aurillac et Périgueux, dans les collèges de Gaillac, Brive et Bergerac et au lycée de Périgueux.
Des porte-monnaie, des montres en or et en argent ont été enlevés. Il semble que les auteurs de ces vols connaissent les êtres et les habitudes des maisons ce qui leur a permis de pénétrer dans les dortoirs pendant le sommeil des élèves et de ressortir sans avoir éveillé l’attention de personne.
En me priant de porter ces faits à votre connaissance, M. le Recteur me charge de vous recommander de redoubler de surveillance. »
Signature : Inspecteur d’Académie

 

  • 21 novembre 1898    

« Madame le Directrice,
J’ai l’honneur de vous donner ci-dessous copie d’une circulaire rectorale en date du 19 novembre courant :
« Monsieur l’Inspecteur, je vous prie de vous assurer par vous-même si les instructions annexées à la circulaire du 5 mars 1888 sont exactement appliquées en ce qui concerne le service de la table commune des maîtres ou maîtresses des Ecoles normales de notre département.
C’est à mon avis une mesure anti-pédagogique au premier chef de nourrir les maîtres autrement que les élèves. J’aurais honte de manger à ma table des mets plus recherchés ou plus nombreux que ceux que mangent mes enfants. Partout où j’ai trouvé un abus de cette nature je l’ai énergiquement supprimé sur l’heure.
Je désire qu’il en soit ainsi dans l’académie de Bordeaux partout où il y aurait violation des instructions ministérielles que j’ai l’honneur de vous rappeler. Veuillez donc prendre les mesures nécessaires pour l’exécution immédiate de la présente circulaire.
Il est bien entendu qu’il ne s’agit pas d’économie mais de pédagogie. Qu’on se nourrisse dans les écoles normales aussi substantiellement et aussi abondamment que les crédits et les règlements le permettent mais que tout le monde ait la même nourriture.
Si vous trouvez quelque résistance, je vous prierai de m’avertir immédiatement.
Recevez, Monsieur l’Inspecteur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Recteur, signé : Bizos. »


  • Lieu d'archivage
    Fonds ancien, Bibliothèque de l'IUFM d'Aquitaine à Caudéran