Patrimoine Aquitain de l'Education

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Agrandir le texte
  • Taille par défaut
  • Rapetisser le texte

Créer un PDF Recommander Imprimer

Contribution à l'histoire de l'instruction primaire de la Gironde

  • Auteur
    Chanoine Allain
  • Date
    1881
  • Type d'archives
    Imprimé
  • Thème
    Education
  • Lieu concerné
    Gironde

Extrait de L'instruction primaire en Gironde avant la Révolution, du chanoine Ernest Allain, archiviste du diocèse de Bordeaux.

La fréquentation scolaire - Sur ce côté très intéressant de la question qui nous occupe, nos documents ne nous fournissent pas autant de lumières qu'on le souhaiterait. Comme je tiens essentiellement à me garder des généralisations injustifiées, je réunirai simplement ici les faits épars dans les textes que je publie. A Gujan, en 169 1 : « Nous estans, dit le procès-verbal de visite, informez dudit sieur [le maître d'école] combien d'escolliers il auoit ordinairement, il nous a dit que les habitans ne vendant pas leurs denrées et ne peschant à cause que les matelots sont obligez d'aller seruir le Roy sur les vaisseaux, il n'en auoit pas si grand nombre que les années précédentes ; pourtant, présentement, il en auoit vingt et cinq. »
— A Coutras (1755), le régent a beaucoup d'écoliers et il y a « cinq ou six écoles subsidiaires dans le bourg ».
— A Pellegrue (1758), « le maître s'est enrichi dans son école qui est très nombreuse ».
— A Arbis (1784), le régent déclare que « seul à la tête d'un grand nombre d'écoliers, il se voyoit sur le point de prier les citoyens d'alentour d'envoyer leurs enfans à d'autres maîtres ».
— A Cadillac (1758), les jurats, sollicitant l'intervention de l'Intendant pour avoir un bon maître, affirment que, « s'il est habile, il gagnera considérablement, soit par les élèves dont il aura grand nombre, soit par la pension qu'il pourra ouvrir ».

— A Saint-Emilion (1770), les officiers municipaux se plaignent du sieur Molas : il n'a plus que « quatre écoliers, majeure partie des bourgeois ayant mis leurs enfans hors de chez eux, sans doute par ce que ledit sr Molas ne les contentoit pas » ; mais « les autres régents avoient beaucoup d'écoliers et tenoient pension ».
— A Castres, en 1785, 70 enfants.
— A Beautiran, en l'an VI, le régent a 20 écoliers, moins de la moitié de ceux qui avaient coutume de fréquenter la classe qu'il tenait depuis quinze ans. Or, à la fin de l'ancien régime, il y avait une autre école dans la commune.
— A Gauriac (1773), le curé déclare que « la plupart des habitans sont en usage d'envoyer leurs enfans à l'école ».

allain_instructionprimaireallain_instructionprimaire-2

  • Références

    ALLAIN (Ernest), Contribution à l'histoire de l'instruction primaire dans la Gironde avant la Révolution d’après des travaux récents, Paris & Bordeaux, 1895 (1ere éd. 1881).

Vous êtes ici : Archives retranscrites ou numérisées Archives numérisées ou retranscrites Contribution à l'histoire de l'instruction primaire de la Gironde