Patrimoine Aquitain de l'Education

  • Plein écran
  • Ecran large
  • Ecran étroit
  • Agrandir le texte
  • Taille par défaut
  • Rapetisser le texte

Créer un PDF Recommander Imprimer

Lettre de l'instituteur d'Abère à l'Inspecteur Primaire dénonçant une école clandestine...

  • Auteur
    Instituteur d'Abère
  • Date
    27 décembre 1913
  • Type d'archives
    Lettre manuscrite
  • Lieu concerné
    Abère (Pyrénées-Atlantiques)

Lettre de l'instituteur d'Abère à l'Inspecteur Primaire de la 2ème circonscription de Pau, dénonçant une école clandestine et le curé de Gerderest pour refus de l'absolution aux mères dont les enfants utilisent les manuels d'histoire condamnés par les évêques.

 En 1882, la laïcisation touche d’abord les programmes : plus d’éducation religieuse, mais une instruction morale et civique. Elle gagne ensuite les locaux scolaires où le crucifix restera accroché dans les vieilles écoles si la population le demande, mais ne sera plus placé dans les locaux neufs ou rénovés.

Quatre ans plus tard, la laïcisation touche les maîtres. Déjà la loi de 1881, en exigeant de tous les instituteurs publics ou privés au moins le brevet élémentaire, avait mis fin à la loi Falloux qui en avait dispensé les ministres des cultes et les congréganistes. Par la loi du 30 octobre 1886 l’enseignement dans les écoles publiques de tout ordre sera exclusivement confié à un personnel laïque, dans un délai de cinq ans pour les instituteurs, et au fur et à mesure des vacances de postes pour les institutrices. En 1889, Le paiement des instituteurs par l’Etat achève la sécularisation de l’institution scolaire.

En 1889 avec le ralliement des catholiques à la République la politique anticléricale marque une pause. La laïcité entre dans les mœurs. Mais les Congréganistes ouvrent des écoles libres dans lesquels ils accueillent leur ancienne clientèle.

Le point culminant de la lutte menée contre l’influence de l’Église dans l’enseignement se situe en 1904 et 1905. La loi de 1904 interdit l’enseignement à toute congrégation et prévoit la fermeture de leurs écoles dans un délai de dix ans. Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’Etat relance la guérilla  scolaire. Après la condamnation en 1905, de l’école laïque neutre par les évêques et la mise à l’index de plusieurs manuels, les amicales des instituteurs ripostent  et assignent les évêques en dommages et intérêts.
Aucun camp ne l’emporte, et en 1914 c’est une France divisée sur la question scolaire, qui entre en guerre.      

  • Lieu d'archivage
    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1 T 243.
  • Références

    Service éducatif des archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, L'Ecole de la République ou l'Enseignement Primaire dans les Basses-Pyrénées de 1870 à 1914, exposition documentaire, Pau, 1978.

Vous êtes ici : Archives retranscrites ou numérisées Archives numérisées ou retranscrites Lettre de l'instituteur d'Abère à l'Inspecteur Primaire dénonçant une école clandestine...