Patrimoine Aquitain de l'Education

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Ce qu'est la ligue française de l'enseignement

  • Auteur
    M. le sénateur Brenier
  • Date
    29 janvier 1936
  • Type d'archives
    Imprimé

Exposé devant le Conseil de la Fédération départementale des Oeuvres postscolaires laïques.

liguefrancaiseenseignement

- Introduction
- Comment la ligue de l'enseignement est devenue une confédération nationale des oeuvres laïques de France
- L'enseignement d'une heureuse expérience à Vienne (Isère)
- Les deux aspects du problème
- Avec François-Albert
- L'organisation postscolaire catholique
- L'action laïque au sein des oeuvres postscolaires
- L'organisation de l'éducation physique chez les catholiques et chez les laïques (U.F.O.L.E.P.)
- Le cinquantenaire de l'école laïque
- L'éducation artistique: U.F.O.L.E.A.
- Le cinéma éducateur U.F.O.C.E.L.
- Face à nos adversaires au sein de la ligue de l'enseignement
- Appel aux militants laïques

 

Sénateur Joseph Brenier. Né le 23 avril 1876 à Vienne (Isère), mort le 30 décembre 1943, à Lyon (6e). Député de l'Isère de 1910 à 1919. Sénateur de l'Isère de 1924 à 1933. Issu de la classe ouvrière viennoise qu'il n'oublia jamais et à laquelle il consacra sa vie, Joseph Brenier, modèle parfait de l'autodidacte, débuta comme petit employé dans l'industrie drapière de Vienne. il s'y fit progressivement une place importante pour prendre au terme de son ascension sociale, la tête de la firme « Brenier, Moreynas et-Tissandier ».
Entré au conseil municipal de Vienne en 1904, il en devient maire en 1906 et le resta jusqu'en 1919. Il accomplit, durant ces treize années, une œuvre considérable dans la cité rhodanienne : il supprima les octrois, créa l'Ecole pratique et l'Ecole supérieure de jeunes filles, organisa les soupes populaires pendant la guerre de 1914-1918, fonda l'amicale laïque de Vienne, et fit ériger la statue de Michel Servet au jardin public, etc., etc.
Inscrit au groupe socialiste, il entra à la Commission de l'administration, des cultes et de la décentralisation. Son activité de parlementaire ne le céda en rien à celle de maire. C'est principalement dans les débats budgétaires qu'il présenta de pertinentes observations. Industriel, il intervint au cours de la discussion du budget du commerce et de l'industrie ; défenseur de la laïcité, au cours de celle de l'instruction publique; socialiste, au cours de celle du travail et de la prévoyance sociale toujours dans le but d'obtenir la meilleure répartition des crédits parmi leurs bénéficiaires. En 1913, il interpella le Gouvernement sur les perquisitions ordonnées par lui dans des organisations ouvrières et socialistes qui avaient protesté contre sa politique militaire. Il s'intéressa également à l'organisation de l'enseignement professionnel agricole.
Il ne se représenta pas aux élections générales du 16 novembre 1919 qui eurent lieu au scrutin de liste, avec représentation proportionnelle. Mais il entra au Sénat au renouvellement du 6 janvier 1924, il siégea aux Commissions de l'enseignement, du commerce et de l'industrie, du travail et des postes. Il se fit entendre au cours de nombreuses discussions concernant notamment : l'élection des députés, les nouvelles ressources fiscales, l'amnistie, la désorganisation des transports (1924) ; la loi de finances de l'exercice 1925, les budgets de l'instruction publique et de l'agriculture des exercices 1926 et 1927, la convention de Washington sur la limitation des heures de travail, l'utilisation du cinéma dans l'enseignement et dans l'éducation sociale, le budget de l'instruction publique de l'exercice 1928, les conditions économiques de l'agriculture et la nécessité de les améliorer, les budgets de l'agriculture, de l'enseignement technique, de la guerre, des travaux publics, du travail et la loi de finances de l'exercice 1929, les dégrèvements d'impôts, la loi de finances de l'exercice 1930, les budgets de l'agriculture, du travail, de l'instruction publique, de l'enseignement technique et des Beaux-arts de l'exercice 1931-1932, les budgets de l'agriculture de l'instruction publique de l'exercice 1932.
Il subit un échec aux élections du 16 octobre 1932. Il se trouvait à ce moment dans une situation difficile, la firme qu'il dirigeait ayant été mise en liquidation judiciaire. Président de la Ligue de l'enseignement, il fut nommé inspecteur général de la radiodiffusion française en 1934 et membre du conseil supérieur des sports en 1936. Renversé par un cycliste sur la voie publique, il fut transporté dans une clinique de Lyon, où il mourut des suites de ce banal accident, le 30 décembre 1943, âgé de 67 ans.

  • Lieu d'archivage
    IUFM fonds ancien de Mont-de-Marsan
  • Références

    Biographie de Joseph Brenier (1876 - 1943) sur le site de l'Assemblée nationale (consultée le 22 mai 2012)

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